French English
Menu
  • Rechercher un nom de médecin, un service
  • Rechercher un contenu
Select the desired hospital

Etude sur l’évaluation de deux stratégies d’initiation de la dialyse dans le contexte d’insuffisance rénale aiguë sévère en soins intensifs

Mis à jour le . Signaler ce contenu
Dialyse
Dialyse -
Getty Images
Des équipes de 39 services de réanimation français ont mené un essai randomisé pour évaluer deux stratégies d’initiation de la dialyse dans le contexte d’insuffisance rénale aiguë sévère, situation très fréquente pour les patients hospitalisés dans les services de soins intensifs. Ces travaux, financés par un PHRC national et coordonnés par les services de médecine intensive et réanimation des hôpitaux de l’AP-HP Avicenne, Pr Stéphane Gaudry, et Louis-Mourier, Pr Didier Dreyfuss, de l’Inserm, de Sorbonne Université, d’Université de Paris, de l’Université Sorbonne Paris Nord et du CHU de Dijon, Pr Jean-Pierre Quenot, ont fait l’objet d’une publication, le 1er avril 2021, au sein de la revue The Lancet.

L’essai AKIKI 2 est un essai multicentrique, prospectif, ouvert, randomisé et contrôlé réalisé au sein de de 39 services de réanimation français. Cette étude a été réalisée dans la continuité de l’essai AKIKI 1 publié par la même équipe en 2016 dans le New England Journal of Medicine. Cet essai montrait qu’un démarrage plus tardif de la dialyse permettait d'éviter des procédures inutiles et potentiellement dangereuses chez un nombre important de patients (sans impact sur la mortalité). D’autres travaux avaient d’ailleurs confirmé ces résultats et conduit à considérer cette stratégie d’attente comme la prise en charge standard des patients souffrant d’insuffisance rénale aiguë sévère en réanimation.

L’essai AKIKI 2 a évalué l’hypothèse d’une stratégie « plus retardée » qui pourrait avoir un avantage supérieur à la stratégie d’attente de l’essai AKIKI 1.

Le résultat principal de l’étude montre que la stratégie « plus retardée » ne permet pas de réduire significativement l’exposition des patients à la dialyse. Une analyse complémentaire suggère même que la stratégie « plus retardée » pourrait être à l’origine d’une augmentation de la mortalité après 60 jours.

A voir aussi

Assistance publique Hôpitaux de Paris