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Efficacité confirmée d’une bithérapie dans le maintien de la charge virale dans le compartiment génital masculin [poster]

Publié le Communiqués de presse

Les traitements antirétroviraux (ou ARV) agissent en bloquant certaines étapes du cycle de multiplication du VIH. L’étude ANRS 167 LAMIDOL, menée depuis 2015 par des équipes de l’hôpital Bichat AP-HP, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de l’Université de Paris, et de l’unité Inserm UMR 1137 « Infection, antimicrobiens, modélisation, évolution » (IAME) a mis en évidence qu’une bithérapie (Lamivudine et Dolutégravir) maintenait la suppression virologique (c’est-à-dire une charge virale plasmatique indétectable) chez les patients ayant préalablement suivi une trithérapie, plus lourde à supporter. Ces résultats ont été présentés sous la forme d’un poster par le Dr Charlotte Charpentier, du service de virologie de l’hôpital Bichat AP-HP, lors de la 10e conférence mondiale sur l’infection au VIH (IAS 2019, Mexico city, 21-24 juillet 2019).   

Cette sous-étude virologique et pharmacologique de l’essai ANRS 167 LAMIDOL ciblait le compartiment génital masculin afin d’étudier les réservoirs et d’évaluer s’il y avait un risque de transmission. La charge virale et les concentrations de Dolutégravir (DTG) et de Lamivudine (3TC) dans le plasma et dans le liquide séminal (sperme) -deux compartiments dans lesquels les traitements antirétroviraux se diffusent de manière hétérogène- ont été mesurées chez 18 patients à J0 (ils étaient alors sous trithérapie à base de DTG) et S24 de la bithérapie DTG + 3TC.

Les concentrations de DTG étaient en médiane 10 fois plus faibles dans le liquide séminal que dans le plasma. L’ARN VIH (qui permet de quantifier la charge de virus) a été détecté chez 1 des 18 patients à J0 de la bithérapie et chez 2 patients à S24 de la bithérapie. Les concentrations séminales de DTG étaient adéquates chez 2 de ces 3 patients et aucun n’a présenté de blips (présence transitoire de faible amplitude du virus dans le sang) ou d’échec.

Ainsi, ces résultats montrent que la détection d’ARN VIH survient en proportion similaire sous trithérapie et bithérapie DTG + 3TC, cette dernière conférant un même bénéfice que la trithérapie en termes de prévention de la transmission.

Sources :

Seminal HIV-1 RNA and drug concentrations in DTG+3TC dual therapy (ANRS167 LAMIDOL)

C. Charpentier1,2,3, G. Peytavin3,4, C. Burdet2,3,5, R. Landman3,6, M. Lê3,4, C. Katlama7, G. Collin1,3, A. Benalycherif8, A. Cabié9, F. Mentré2,3,5, Y. Yazdanpanah2,3,6, D. Descamps1,2,3, V. Joly3,6, ANRS 167 LAMIDOL Study Group  Institutions

1AP-HP Hopital Bichat Claude Bernard, Virology, Paris, France, 2Paris Diderot University, Paris, France, 3INSERM UMR 1137, Paris, France, 4AP-HP Hopital Bichat Claude Bernard, Pharmacology, Paris, France, 5AP-HP Hopital Bichat Claude Bernard, Epidemiology, Biostatistics and Clinical Research URC Paris Nord Val de Seine, Paris, France, 6AP-HP Hopital Bichat Claude Bernard, Infectious Diseases, Paris, France, 7AP-HP Hopital Pitié-Salpêtrière, Sorbonne University, INSERM UMR 1136, Infectious Diseases, Paris, France, 8IMEA, Paris, France, 9CHU Fort-de-France, Infectious Diseases, Fort-de-France, France

>> Pour en savoir plus : http://programme.ias2019.org/Abstract/Abstract/1486

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