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Caractéristiques, prise en charge et pronostic des patients âgés atteints de Covid-19 admis en réanimation au cours de la 1ère vague : perspectives de l'étude COVID-ICU

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Getty Images
Les équipes du projet COVID-ICU ont mené des travaux coordonnés par les Dr Martin Dres et Matthieu Schmidt, des services de Médecine intensive Réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, de Sorbonne Université et de l’Inserm, sur les conséquences d’un passage en réanimation pour les personnes atteintes de Covid-19 âgées de plus de 70 ans. Ces travaux, qui témoignent des conséquences délétères d’un séjour en réanimation sur la survie de la population de patients, ont fait l’objet d’une publication, le 14 mai 2021, au sein de la revue Annals of Intensive Care.

COVID-ICU (Covid-19 infection in intensive care unit) est une cohorte multicentrique prospective mise en place en février 2020 pour collecter des informations démographiques, cliniques, virologiques, thérapeutiques et obtenir le pronostic à trois mois des patients atteints de Covid-19 hospitalisés en réanimation. Elle est promue par l’AP-HP et le réseau européen de recherche en Ventilation Artificielle (REVA) et financée par le Programme Hospitalier de Recherche Clinique et la Fondation de l’AP-HP.

Alors que les patients âgés représentaient une proportion notable de la population atteinte du Covid-19 admise dans les unités de réanimation au cours de la première vague, le Dr Martin Dres et les investigateurs de COVID-ICU se sont interrogés sur leur pronostic compte tenu de la sévérité de l’état des patients nécessitant la réanimation et des durées prolongées de séjour.

Pendant deux mois, 149 services de réanimation en France, en Suisse et en Belgique ont participé, permettant l’inclusion de 4244 patients. Parmi eux, 1199 étaient âgés de plus de 70 ans, soit 28% de la cohorte et 16% étaient âgés de plus de 80 ans. Ces patients avaient un score de fragilité médian de 3 (2-3) traduisant l’absence de maladies décompensées et une autonomie antérieure intacte. Près de 80% de cette cohorte a eu recours à la ventilation artificielle par sonde d’intubation. A trois mois, la mortalité globale était de 46% et atteignait 67% pour les patients de plus de 80 ans.

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